Raisonnement verbal EPSO

Le plus long des trois tests et un seuil de réussite à lui seul : 20 questions en 35 minutes, et il vous en faut au moins 10, quel que soit votre résultat aux deux autres.

Le raisonnement verbal EPSO vous donne un court texte administratif ou politique d'une centaine de mots, généralement dans le registre d'un document européen, suivi d'une question à son sujet. Quatre options sont proposées. Une seule est soutenue par le texte.

Ce test n'évalue ni la vitesse de lecture ni les connaissances générales. Il mesure votre capacité à distinguer ce qu'un document affirme de ce qu'une personne raisonnable pourrait en déduire. Ces deux choses divergent constamment dans les mauvaises options, et cet écart est tout l'exercice.

Format et minutage

Vingt questions en trente-cinq minutes, soit un peu moins d'1 minute 45 par question, lecture du texte comprise. C'est assez de temps pour lire une fois avec attention et vérifier une option par rapport au texte, mais pas assez pour lire trois fois. La plupart des candidats à court de temps le sont parce qu'ils relisent, pas parce qu'ils lisent lentement.

Le test verbal se passe dans votre langue principale et il est noté comme un seuil indépendant : il vous faut au moins 10 sur 20 ici et au moins 10 sur 20 en numérique et abstrait combinés. Un bon score sur un seuil ne rattrape pas l'autre. Voir comment fonctionnent les seuils de réussite.

Comment traiter une question

  1. Lisez la question avant le texte. Vous lisez ensuite le texte en cherchant quelque chose de précis plutôt qu'en essayant de tout retenir.
  2. Trouvez la phrase qui tranche. Presque chaque question repose sur un passage précis du texte. Si vous ne pouvez pas le montrer du doigt, vous n'avez pas encore répondu.
  3. Testez chaque option par rapport à ce passage, pas par rapport à votre impression générale du texte. La question est toujours « le texte soutient-il cela », jamais « est-ce probable ».
  4. Surveillez les quantificateurs et les modaux. Certains, tous, la plupart, peut, doit, devrait : c'est souvent là que se fabriquent les mauvaises options.

S'entraîner utilement

Lire davantage ne fera pas beaucoup progresser ce score à lui seul. Ce qui le fait progresser, c'est de faire des exercices et de lire, à chaque fois, pourquoi la bonne réponse est la bonne, en particulier sur celles que vous avez réussies pour la mauvaise raison. Chaque question d'entraînement ici révèle une explication écrite dès que vous répondez, en nommant le passage du texte qui tranche.

Ce qui coûte des points aux candidats

Renforcement du quantificateur

Le texte dit « certains États membres ont signalé un retard ». L'option dit « les États membres ont signalé un retard », transformant discrètement certains en tous. L'affirmation est alors plus forte que le texte, donc fausse.

Corrélation lue comme une cause

Le texte constate que deux éléments ont évolué ensemble. L'option affirme que l'un a causé l'autre. Rien dans le texte n'autorise ce pas, aussi plausible soit-il.

Une condition nécessaire traitée comme suffisante

« Les candidatures doivent inclure un certificat » indique ce qu'il faut à une candidature, pas qu'un certificat suffit à la faire approuver. Une option qui inverse les deux teste exactement cela.

Connaissance extérieure

Une option peut être parfaitement vraie dans la réalité et pourtant fausse ici. La seule question est de savoir si ce texte la soutient.

Continuez, gratuitement

L'entraînement est sans chronomètre, note chaque réponse au moment où vous la donnez, et ne demande jamais de carte.